le chaudron de sorcière façon teinture vous connaissez chez moi, mais cette fois-ci c'est comestible.
Je commence par un livre que ma fille m'a offert et que j'ai "dévoré" en en temps de record, tellement il était à ma portée. C'est le livre de Giulia Enders "Darm mit Charme", traduit en français sous le titre de "le charme discret de l'intestin". Je me suis donc penchée sur le sujet comment améliorer ma flore intestinale. Bien entendu il y a des probiotiques en pharmacie, efficaces mais chers car il faut soit les nourrir ces nouvelles bacteries convenablement soit recommencer souvent à les réimplanter. Alors comment faisaient nos grands-parents? Ils conservaient des légumes par lactofermentation. Parallèlement à cette recherche de santé je me suis aussi rappelée qu'enfant j'allais avec ma grand-mère chez l'épicier et là il y avait un grand bocal avec des gros cornichons sur le comptoir. On achetait les cornichons à la pièce et c'était un délice, juste acidulés comme il faut. Après recherche je n'ai pas simplement appris que dans le commerce il n'y a plus aucun cornichon qui a poussé en Europe (c'est l'inde qui les produit, or ils n'en mangent pas du tout) mais en plus ils sont conservés uniquement dans du vinaigre. Pourquoi pas allez-vous dire, mais le vinaigre acidifie l'organisme, en tout cas j'ai du mal à supporter.
J'ai donc fait des gros cornichons lactofermentés. En gros la recette: une solution d'eau salée doit recouvrir entièrement les cornichons, le tout dans l'ambiance de cuisine autour de 22° et les bactéries commencent leur travail. Il est impératif que les cornichons soient recouverts à tout moment par la solution salée (pas d'apport d'oxygène qui entraînerait la moisissure), alors j'ai lesté avec des galets. Dans le bocal ça commence à buller et déjà après 3 jours j'ai goûté: le goût de mon enfance. Comme ici il fait trop chaud, même à la cave, je conserve le bocal dans le frigo, mais rassurez-vous il ne va pas en rester longtemps.
Et comme j'aime aller plus loin dans mes expériences je me suis attaquée au yaourt maison (sans additif, ni gélatine), au kefir, boisson fermentée et à d'autres légumes lactofermentés. Le tout a marché mais je ferai peut-être un autre article pour expliquer plus en détail. Même si c'est facile il y a des règles à respecter. Si vous êtes intéressés je réponds aux questions.
cornichons dans leurs solution trouble, tout à fait normal
haricots verts que j'écrase avec le sel pour faire sortir les sucs
kefir terminé en bouteille
souches de kefir en attente d'une nouvelle fermentation.

Waouh.. tu m'épates vraiment. Je ne suis pas particulièrement intéressée par la lactofermentation et je n'aime pas trop les cornichons non plus ;-); par contre je suis preneuse de ta recette avec les haricots verts... il faut dire que le potager en fournit une quantité incroyable - j'en ai congelé plus de 20 sachets, mais je n'ai bientôt plus de place dans le congélo.
RépondreSupprimerJ'aime beaucoup lire les résultats de toutes tes expériences, c'est très instructif. Hâte de voir pour les haricots.
RépondreSupprimerUn article très appétissant qui donne envie. Je ne connaissais pas cette recette pour les cornichons, j'avoue que je les faisais avec le vinaigre lorsque j'en avais dans le jardin. Fait avec ta recette quel est la durée de conservation ?
RépondreSupprimerMerci pour ce partage.
on parle de 3 à 6 mois, au frais à la cave. Mais ma cave au bord de mer est certainement plus chaude qu'une cave en Alsace ou dans les pays du nord. J'ai commencé avec un seul bocal et je le conserve pour le moment au frigo pour être sure de la bonne température. Je trouve les cornichons ici chez un petit producteur, non traités, il parait que les légumes plein de pesticides ne fermentent pas ou insuffisamment.
SupprimerOn attend la suite, bravo Irma tu es une vraie chercheuse.
RépondreSupprimerMiam ! Cela fait longtemps que je n'ai pas mangé de vrais bons cornichons ! En fait, depuis que j'ai arrêté d'en mettre au jardin (je ne sais pas pourquoi d'ailleurs). A l'époque, j'utilisais beaucoup les recettes d'un livre : Les conserves naturelles des 4 saisons. La lacto-fermentation figurait en bonne place, je faisais des mélanges de légumes râpés... Tu me donnes envie de m'y remettre !
RépondreSupprimercet article est très intéressant,je suis tentée de faire mon kéfir mais je n'ai toujours pas sauté le pas.que fais tu avec tes haricots verts?
RépondreSupprimerje n'arrive pas à te contacter, je n'ai plus ton adresse mail. Dis-moi si tu veux plus de renseignements.J'ai un bulletin de contact ici sur mon blog.
SupprimerJe pense que tu peux trouver les graines de Kefir facilement en région parisienne dans un magasin bio.
annie les haricots verts doivent toujours être cuits,il y a une toxine dedans qui disparaît à la cuisson. Je tâtonne encore pour la recette car je voudrais les utiliser pour des salades. J'ai trouvé des recettes ou on blanchi simplement avant fermentation. Est-ce suffisant? Si on cuit après fermentation, le gout reste intact mais le bénéfice de la fermentation disparaît (surtout les vitamines).
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